Pour pouvoir justifier d'un bon historique de votre voiture d'occasion au moment de sa cession, il vous faut l'avoir entretenu correctement pendant toute la période ou vous en étiez propriétaire. Cet entretien régulier de votre véhicule implique naturellement d'avoir effectuer, en tant que de besoin, toutes les éventuelles réparations qui s'imposaient. A cet égard, en tant que professionnel de l'automobile, votre garagiste joue un rôle essentiel. Il a ainsi un rôle de conseil sur la nature des réparations à effectuer - ou pas.

Devoir de conseil du garagiste dans les réparations à effectuer 

Le garagiste doit conseiller son client pour lui indiquer les réparations qui apparaissent comme nécessaires et lui expliquer pourquoi. Il doit en outre conseiller tout particulièrement sur l’opportunité des réparations lorsqu’elles sont très importantes et ainsi recueillir l’accord du client sur leur exécution (et leur paiement ensuite). Par exemple, le garagiste peut indiquer au client qu’il serait plus intéressant de remplacer le moteur plutôt que de le réparer.

Le garagiste doit-il systématiquement conseiller son client ?

Oui ! Le garagiste doit conseiller son client même quand la réparation est évidente. Par exemple, si un véhicule est confié au garagiste sans réserves de la part du client sur le coût de l’intervention, que le remplacement de la pièce défaillante était inévitable et que cela se justifiait par rapport à l’âge et à la valeur du véhicule, le garagiste doit quand même conseiller le client quant au remplacement envisagé de la pièce, et donc recueillir son accord.

Le même conseil pour tous les clients ?

Non ! Le garagiste ne peut pas donner à son client un conseil automatisé, par exemple par un formulaire pré-rédigé et distribué à tous les clients. En effet, le conseil doit être adapté en fonction du besoin du client et de ses objectifs de réparations qu’il lui indique. Le client de son côté doit coopérer avec le garagiste afin qu’il puisse lui prodiguer les conseils requis. Ceci étant, la jurisprudence est sévère avec les garagistes…

Quelle sanction en cas de manquement au devoir de conseil ?

Si le garagiste manque à son obligation de conseil, il engagera sa responsabilité et pourra dès lors être condamné à verser des dommages-intérêts à son client.