Après le renforcement du contrôle technique en mai 2018 et la grogne des automobilistes provoquée par la hausse des prix des carburants, ces derniers n’ont pas fini d’être en colère.

Au 1er janvier 2019, le contrôle technique est de nouveau durci mais cette fois-ci pour les véhicules Diesel. L’objectif du gouvernement est d’éliminer de la circulation les modèles automobiles les plus polluants, conformément à l'article 65 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015, relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Une « prime de conversion » pouvant aller de 1 000 à 2 000 euros selon la situation fiscale du foyer est déjà prévue par le gouvernement depuis le 1er janvier 2018 mais cela est-il suffisant pour calmer les mécontents ?

Mercredi 14 novembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe, a précisé que l'État doublait le montant de la prime à la conversion à compter du 1er janvier 2019. Il s'agit d'une "sur-prime" pouvant aller jusqu'à 4 000 euros qui sera possible pour 20 % des Français les plus modestes. "Un Français qui a acheté une voiture au milieu des années 2000, par exemple une 206 diesel, avec la super prime, il pourra acheter un véhicule plus récent, y compris d'occasion, comme une C3 essence d'occasion, à 5 500 euros". Le reste à charge sera de 1 000 à 1 500 euros pour un véhicule qui consommera nettement moins. C'est une mesure sociale" a indiqué Édouard Philippe au micro de RTL."

Ce qui va être renforcé au 1er janvier 2019

Le contrôle de l'opacité des fumées des véhicules Diesel va se durcir conformément à la norme NF R10-025 : 2016, afin d’avoir une meilleure détection des surémissions de particules fines, comme celles générées par l'encrassement des filtres à particules. Les véhicules Diesel qui seront les plus touchés sont ceux avec la vignette Crit’Air 4, 5 et 6. Par ailleurs, ce nouveau contrôle technique devrait faire augmenter le niveau de sanction de « défaillances critiques », imposant la réparation dans la journée, voir une immobilisation de deux mois du véhicule pour réaliser les modifications nécessaires. Passé ce délai, votre véhicule n’aura plus le droit de rouler et pourra être immobilisé par les forces de l’ordre.

Si vous êtes concernés par cette mesure, vous n’avez pas d’autre choix de faire le nécessaire pour réduire au maximum la quantité de particules fines rejetées par votre véhicule, sous peine de voir ce dernier être recalé au contrôle technique. Lors d’une interview dans Le Parisien, le président de l'association 40 Millions d'Automobilistes a affirmé qu'il existe des solutions pour décalaminer le moteur, le décrasser, afin de réduire la quantité d'éléments polluants.

Certains véhicules échapperont à la sévérité du nouveau contrôle technique

D'après Le Particulier du mois de novembre 2018, certaines voitures auront la chance de passer au travers du contrôle antipollution. Les véhicules concernés sont ceux où il est impossible de dépasser les 2 500 tours/minute, en appuyant sur l’accélérateur au point mort. Dans ce cas une dérogation est possible, il suffit juste au contrôleur technique automobile de cocher « test impossible » et de passer aux étapes suivantes. Ce qui signifie que tous ces véhicules continueront à passer le test de pollution sans se soucier du résultat alors que d’autres voitures beaucoup moins polluantes seront malheureusement refusées au contrôle technique.

Mais pour vous éviter ce désagrément et le risque de voir votre véhicule Diesel recaler, réalisez votre contrôle technique avant la date fatidique du 1er janvier 2019.

 

Le 4 décembre 2018, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé que les nouvelles modalités du contrôle technique seraient suspendues. Pour lire l’article, cliquez-ici