Contrôle technique d'un camping-car : ce qu'il faut savoir
Les camping-cars sont des véhicules terrestres habitables, occupés de manière temporaire ou saisonnière. Depuis le 20 mai 2018 et le 1er juillet 2019, le contrôle technique s'est renforcé pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes, impactant également certains camping-cars de petite taille. Les camping-cars considérés comme des poids lourds doivent aussi passer un contrôle technique, mais différent.
Attention : le fait de ne pas effectuer ce contrôle technique est une infraction sanctionnée par une contravention de 4e classe.
Mieux connaître le contrôle technique des camping-cars
Les camping-cars sont soumis à un contrôle technique quel que soit leur PTAC (Poids Total Autorisé en Charge), mais la réglementation diffère selon le poids du véhicule. Cette démarche est à effectuer auprès d'un centre agréé aux frais du propriétaire.
Si le camping-car a un PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes, il suit la même réglementation que les voitures. Le premier contrôle technique est à réaliser au cours des 6 mois précédant le 4e anniversaire de sa première mise en circulation.
Les vérifications portent sur 133 points de contrôle (contre 124 auparavant), permettant de déterminer l'état général du camping-car et sa mécanique. Neuf fonctions sont contrôlées : dispositifs de freinage, éléments de direction, visibilité, sécurité, feux et équipements électriques, incluant les équipements spécifiques des motorisations électriques et hybrides.
Aucune convocation n'est envoyée : le contrôle technique est à l'initiative du propriétaire. Le procès-verbal remis mentionne les résultats obtenus, la limite de validité et la date de la prochaine visite. La lettre « A » indique un résultat favorable, tandis que « S » et « R » signalent respectivement des défaillances majeures et critiques.
Les trois niveaux de défaillances
Défaillances mineures : elles ne font pas l'objet d'une contre-visite.
Défaillances majeures : des réparations sont nécessaires avec une contre-visite dans un délai de 2 mois.
Défaillances critiques : le camping-car a une interdiction de circuler (sauf le jour du contrôle) et est soumis à une contre-visite dans un délai de 2 mois.
Pour les camping-cars de plus de 3,5 tonnes, le véhicule est considéré comme un poids lourd. Le contrôle technique doit être effectué entre 6 mois et un an après la première mise en circulation, puis tous les ans.
Identifier la catégorie de son camping-car
Pour connaître la catégorie de votre camping-car, consultez sa carte grise :
Champ « F » : les masses maximales du véhicule. Le PTAC est établi par le constructeur. Si ce poids est dépassé, le véhicule peut être immobilisé par les forces de l'ordre et le conducteur verbalisé d'une amende de 4e ou 5e classe.
Champ « J » : le genre national. L'homologation « VASP » figure en « J1 » pour un camping-car, la mention « SA » en « J2 » et « caravane » en « J3 ».
Quand réaliser le contrôle technique de son camping-car ?
Camping-car léger (PTAC ≤ 3,5 t) : premier contrôle dans les 6 mois avant le 4e anniversaire de la première mise en circulation, puis tous les 2 ans.
Camping-car poids lourd (PTAC > 3,5 t) : premier contrôle entre 6 mois et 1 an après la première mise en circulation, puis chaque année.
Avant de prendre rendez-vous, renseignez-vous sur les installations du centre : vérifiez qu'il est équipé pour accueillir et contrôler votre camping-car. N'hésitez pas à comparer les tarifs entre plusieurs centres, car ils peuvent varier du simple au double.
Les changements depuis le 1er juillet 2019
Depuis le 1er juillet 2019, le contrôle technique est devenu plus sévère en matière d'émissions polluantes. Les camping-cars de moins de 3,5 tonnes qui passaient sans problème auparavant peuvent être touchés par cette réforme.
De nouvelles défaillances sont enregistrées, notamment concernant le nombre de ceintures de sécurité. Chaque camping-car doit posséder un certificat d'immatriculation indiquant un nombre de places maximum. Or, certains véhicules de loisirs sont dotés de 4 places alors que le certificat n'en mentionne que 3.
Pour le contrôle technique, une telle incohérence est considérée comme une défaillance majeure, avec un délai de 2 mois pour se mettre en conformité.